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Comment survivre au temps des Fêtes

Par Martyne Huot, fondatrice de Familles d’aujourd’hui et mère de trois enfants

capture-decran-2016-12-02-a-10-17-57Entre changements de routine, réceptions tardives, visites du père Noël et échanges de cadeaux, le temps des Fêtes peut s’avérer épuisant tant pour les parents que pour les enfants. Oui, survivre au temps des Fêtes en famille est une autre paire de manches! La fondatrice de Familles d’aujourd’hui, également animatrice radio et conférencière reconnue sur les questions familiales, Martyne Huot, répond à nos questions.

Comment vivre les changements d’horaires liés au temps des Fêtes avec les enfants?

En fait, il y a deux aspects liés aux changements d’horaire des Fêtes. Premièrement, oui, il faut être vigilants et compréhensifs, car la routine est importante. Mais deuxièmement, le parent panique un peu trop avec cette question! (rires) Il ne faut pas oublier que les enfants ont une très grande capacité d’adaptation. Rappelez-vous quand vous étiez jeunes!

Les voyages en voiture sont une bonne occasion pour rattraper un peu de sommeil. Ça ne remplace pas une nuit et on ne ferait pas ça toute l’année ainsi, mais c’est un petit 15-30 minutes de plus qui fera la différence entre un enfant sage et un enfant qui deviendra tannant parce qu’il est fatigué. Je conseille aussi d’en parler ouvertement avec son enfant, de l’avertir du temps que prendra le voyage, de l’avertir que durant les Fêtes on se couchera plus tard, afin de les forcer à prendre une pause. Présenter la sieste de façon positive, afin qu’il ne se sente pas retiré de la fête, mais plutôt mis à l’écart en journée pour pouvoir rester plus longtemps avec les Grands lorsque vient le soir.

Comment faire pour retrouver l’horaire régulier du retour à l’école?

Tout doit se faire graduellement. Si l’enfant recommence l’école le lundi, une semaine à l’avance, on peut commencer à l’annoncer. “Tu continues à te coucher tard, mais dès mercredi, on retranche une heure ou une heure et demi par jour.” De cette façon, il n’aura pas l’impression que 3h lui sont retranchées d’une seule et même fois.

À quel âge doit-on cesser de parler du Père Noël à nos enfants?

Ce que je dirais d’emblée c’est : ne réponds pas à des questions non posées. En d’autres mots, si notre enfant ne vient pas expressément nous voir pour nous faire part de ses craintes, on ne lui demande pas s’il croit encore au Père Noël.

Il faut aussi faire la nuance entre les questionnements et les “je n’y crois plus”. Il y a toujours une période d’ambiguïté où l’enfant a eu ouï dire que et autres questionnements du genre, à ce moment-là, moi j’aime répondre que personnellement j’y crois. Que j’aime y croire. “Toi, est-ce que tu as envie d’y croire?”

Lorsque deux générations d’enfants se côtoient, il est intéressant de mettre les plus vieux dans le coup. Ils prennent part à la magie du plus jeune et ils ont moins de risque de s’échapper. La tradition des lutins par exemple, demander à nos plus vieux d’aider de trouver des coups, de placer des petits mots, etc…

Comment dire à nos proches que bébé a déjà TOUT ce dont il a besoin?

D’abord, je pense qu’il est important de sensibiliser les gens et sa famille que Noël n’est pas qu’une fête de consommation. C’est une fête de partage, de collaboration.

Toutefois, si vraiment la famille souhaite aider et contribuer au bien-être des petits, j’encourage fortement la contribution au Régime Épargnes Études. C’est tellement un programme flexible, tu peux mettre 50$ au compte comme 1000$, toute contribution est acceptée! Ce que j’ai toujours fait, c’est de donner le numéro du compte aux parents pour que les virement s’y fassent directement. Ainsi, je ne recevais pas d’argent, pas de jouets inutiles, et je pouvais prendre le temps de leur expliquer l’impact énorme que leur cadeau avait dans la vie de mon enfant. Par exemple, si l’enfant a 2 ans aujourd’hui, le 50$ investi aura gonflé à 2 800$ lorsqu’il atteindra le Cégep. C’est énorme!

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